Toujours plus de précarité dans l'enseignement supérieur, par Bertrand Monthubert (Secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche)

Certains sénateurs et le gouvernement envisagent d’accroître encore la précarité dans  l’enseignement supérieur, en assouplissant les conditions de recrutement des vacataires chargés de cours.L’Université française souffre d’un manque criant de personnel enseignant. Devant les difficultés à pourvoir les postes de chargés de TD, la seule réponse de la majorité consiste à remettre en cause le décret qui encadre le recrutement des vacataires. Ce dernier, qui vise à éviter la constitution d'un vivier de personnels au statut très précaire dans les universités est pourtant d’ores et déjà insuffisant pour juguler le recours de plus en plus fréquent à des enseignants taillables et corvéables à merci. Les vacations sont théoriquement des compléments d’activité pour des étudiants en doctorat ou des professionnels. Des milliers de vacataires, ne vivent pourtant que de cela, occupant donc de fait des emplois réguliers… mais sous-payés (l’équivalent du SMIC horaire).

Il est aujourd’hui question d’augmenter le nombre d’heures de cours effectué par chaque vacataire, de ne plus exiger d’eux une inscription en thèse, de recourir à des retraités… Parallèlement, le gouvernement s’obstine à refuser de créer des emplois scientifiques stables et pérennes : c’est une Université low-cost qui se profile.

Pour le Parti Socialiste, la priorité doit être de créer de véritables emplois d'enseignants-chercheurs, afin que les universités aient les moyens d’assurer leurs enseignements dans des conditions décentes, et de fournir aux étudiants l’encadrement indispensable à leur réussite, notamment en licence.

http://www.parti-socialiste.fr/articles/toujours-plus-de-precarite-dans-l-enseignement-superieur-par-bertrand-monthubert

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